J'étais tranquillement chez moi. Je regardais à la télé une de ses séries américaines ou l'histoire est tirée par les cheveux. J'avais fait mon rapport de meurtre a la police mais comme le témoin était inconnu, on ne m'avait pas prie au sérieux. Découragé et sachant qu'aucune justice ne serait faite, cela faisait deux jours que j'était allongé sur mon canapé, un paquet de chips immonde à bouffer. Une fois fini, je le jetais par terre et en prenais un autre. Ma semaine de congé était incroyablement longue. De plus, tout le monde me traitait de fouineur, sois disant que je ne voulait pas laisser la défunte en paix...
Au troisième jours de ma longue période d'ennuie, le téléphone sauna. Je décrochais d'une voix maussade et enrouée.
« - Monsieur Berwitch, dit une voix largement modifié, Mary Mondown ne sais pas suicidée...
- Qui êtes vous ?
- Peut importe qui je suis, faîtes lumière sur cette affaire...
- C'est vous le témoin inconnu, l'accusais-je.
- Oui, et cela me chagrine qu'on ai tué Mary de cette façon. »
Je sentis des sanglots dans sa voix masquée.
« - Ce crime ne restera pas impuni, mais je dois connaître votre nom. »
On venait de me raccrochez au nez. Tout espoir n'était finalement pas perdu.
Je m'habillait, mit mes lentilles et partit au domicile de la victime à Fidgeway.
Andrew me donna les clés de l'appartement de la défunte et m'accompagna. La décoration était plutôt sommaire. Nous fouillâmes partout mais ne trouvâmes rien, absolument rien. Sur le chemin du retour, nous parlâmes de l'affaire. Je dis alors à Andrew:
« - J'ai eu un coup de fil du témoin inconnu. Malheureusement il ne veut toujours pas donner son nom.
- On vient d'acquérir une machine pour trouver les émetteurs lorsqu'un inconnu nous appel.
- Vient, on va chez moi ! »
Nous rentrâmes chez moi et prirent mon téléphone. Nous l'amenèrent au poste de police, prirent l'appel, et bien évidemment, cela ne nous mena à rien. L'appel avait été émis depuis une cabine téléphonique du centre ville Winthercomb.
Winthercomb n'était pas un petit village, mais une ville qui comptait environ dix milles habitants. Autant chercher une aiguille dans un botte de foin ! Je décidais d'aller d'interroger les parents de la victime, peut-être pourraient-ils m'aider au niveau de l'affaire. Je me rendis donc à Maintown, dans une charmante petite rue de la périphérie, les banlieues chic de la ville. La route était parfaitement droite, des arbres la bordaient. La parfaite banlieue Anglaise. Les maisons en brique avec toits noirs se succédaient, toutes identiques. Je m'arrêtais devant l'une d'elle. Le jardin, très fleuri, était fermé par une barrière en bois blanc. Je sonnais. Une femme d'une soixante dizaines d'années m'ouvrit la porte. J'entrais. Elle me conduisit au salon où son mari dormait, le journal sur le ventre, les lunettes sur le nez. Elle me servit du thé et réveilla son mari.
« - Adolphe !
- Groumm....fit-il.
- Nous avons un invité... »
Il se leva d'une pierre deux coups, remit correctement ses lunettes et posa son journal.
« - Enchanté Monsieur, Madame Mondown.
- Enchanté Monsieur ?
- Merlon Berwitch, de Scotland Yard.
- C'est a propos de notre fille...enchaîna tristement Monsieur Mondown.
- Ah ! C'est horrible, sanglota sa femme, la tête dans les mains.
- Oui, j'aimerais savoir si votre fille avait un ami avec qu'il envisageait de passer sa vie ?
- Oui, répondit son père, pesant ses mots.
- Et qui était-ce ?
- Un voyou ! vociféra la femme. Il a tué ma fille !
- Vous ne croyez donc pas au suicide ?
- Bien sur que non, enchaîna Monsieur Mondown, elle aimait trop la vie, elle voulait à tout prix avoir un enfant, fonder une famille... »
Je regardais mon alliance, résultats d'un mariage fructueux, annulé au dernier moment.
« - Et comment était son « petit » ami ?
- Un lascar, un voyou, dit le père pendant que j'allumais une cigarette. Il avait déjà braqué deux banques et écrasé deux enfants en roulant trop vite, et il s'été enfuit sans les aider. Mort assuré.
- Eh oui Adolphe, sanglota sa femme, c'est ce qui plaisait à Mary...
- On n'a pas cessé de la prévenir, Monsieur l'Inspecteur.
- Je comprends, les rassurais-je.
- Cet homme était colérique, orgueilleux...
- Capable d'un meurtre, hein chérie ?
- Oui mon sucre.
- Et avez-vous son nom ? insistais-je.
- Un certain Carlos...je ne sais plus trop quoi, dis Monsieur Mondown.
- Sachez, Monsieur l'Inspecteur, me coupa sa femme, si vous cherchez bien dans vos dossiers, vous le trouverez car c'est un trafiquant de drogue.
- Et il en fait goûter à ma fille.
- Oui, mon sucre, il l'a sûrement drogué et poussé sous le train, songea Adolphe.
- Je vous remercie sincèrement, leur dis-je.
- Elle aurait mieux fait de rester avec cette adjoint à la mairie, je crois...un homme sérieux et pas un poil mauvais.
- Ca aurait sûrement était mieux, avouais-je. »
Madame Mondown me raccompagna à la porte. Je rentrais le soir même chez moi. Je me couchais.
JEAN.