*** Préface ***

De tous temps et en tous lieux, les crimes et autres assassinats ont toujours passionné les Hommes. Qu'ils soient fictifs ou réels, il nous plongent d'en un état de curiosité indescriptible tant il est grand. Le meurtre est un acte barbare et lâche, dénué de tout sens, pour éliminer un concurrent, un être détestable, ou tout autre personne qui se mettrait en travers de votre route. Le plus souvent passionnel, le crime est souvent impuni.
Certains écrivains s'y sont essayés avec beaucoup de succès. Il n'est inutile de citer Agatha Christie, Maurice Leblanc, Sir Conan Doyle et Gaston Leroux. Mais ces romans sont souvent longs et fastidueux à lire.
Essayez donc de lire ces quelques nouvelles policières, rentrez dans l'histoire de ces deux jeunes auteurs, Fanny et Jean, et vous redécouvrirez le roman policier...

# Posté le dimanche 29 juin 2008 07:46

*** Sommaire ***

PAGE 1 :

- Préface.
- Sommaire
- Le Train de 16h22 / Partie 1
- Le Train de 16h22 / Partie 2
- Le Train de 16h22 / Partie 3

PAGE 2 :


- Le Train de 16h22 / Partie 4

# Posté le dimanche 29 juin 2008 07:51

Modifié le dimanche 06 juillet 2008 15:26

*** Le Train De 16H22 //// Partie 1 ***

*** Le Train De 16H22 //// Partie 1 ***
Quel temps triste. Les rues de Winthercomb sont vides aujourd'hui. Les feuilles tourbillonnent et tombent à mes pieds. Je me dirige vers le poste de police du comté. Je ne me suis pas présenté, Merlon Berwitch, inspecteur de Scotland Yard. Je fais partis de cette mince tranche de la population de plus de la cinquantaine et inévitablement célibataire. Et ça se voit ! Mes cheveux grisonnent, des rides creusent mon visage. A la clope ! Je suis un type parfaitement banal de la classe moyenne Anglaise. Je n'ai jamais eu une grande estime de moi même malgré que j'aie une vingtaine d'affaires élucidées à mon compte.
Avant de rentrer dans le commissariat, j'écrase ma cigarette. Je monte les quelques marches et pénètre dans l'entrée. Je me dirige vers mon bureau, ouvre la porte, m'assoie et allume le poste de radio. Je mets BBC qui est toujours aussi barbante. La bourse a augmenté de 2,1 %. Je ne comprends rien à la bourse. J'apprends par la suite qu'une dame de 102 ans est morte et des tas d'autres informations qui ne m'intéressent pas. J'allais éteindre le poste lorsque une information m'interpella : « Brea King news, une femme d'une quarantaine d'année a été trouvé sur la ligne de chemin de fer entre Winthercomb et Maintown. Elle a été écrasée par le Train de la Ligne 22. Le conducteur du Train nous a dis qu'il l'avait vu se jeter sur le train quelques secondes avant la collision, son nom était de... » Une affaire extrêmement banale de suicide mais quelque chose m'interpeller. Je pris le téléphone et décidais d'appeler mon ami policier de Maintown.
«  - Commissariat de police de Maintown, Inspecteur Gradwelle, j'écoute.
- Andrew, c'est Merlon, je t'appelle à propos de cette femme qui s'est jeté sous le train...
- Oui, c'est incroyablement banal. Mary Mondown était une femme banale, de quarante-trois ans, sûrement mal dans sa peau.
- Où habitait-elle ?
- A Fidgeway, juste a côté de la gare.
- Merci Andrew. »
Je pris et cigarette et l'allumât. Parmi les volutes de fumée, je pensais à quelque chose. Je sortit en courant, pris ma voiture et me rendit à l'endroit ou avait été trouvé le corps. En réalité, je dus descendre de la voiture une bonne centaine de mètre avant. L'endroit ou j'avais garé ma voiture est l'endroit de rendez-vous de tout les couples du coin, qu'importe soi l'age. Je continuais donc la route à pieds, dans la boue, en salissant mes mocassins et l'ourlet de mon pantalon. J'arrivais avec difficultés a l'endroit de la collision et rappeler de mon portable Andrew.
« - Andrew j'écoute, dit-il d'un ton franchement las.
- Oui, c'est encore Merlon. Qui est la dernière personne à avoir vu Mary Mondown excepté le conducteur du train ?
- Son petit ami, qui n'a pas voulu nous donner son nom. Il avait un rendez-vous amoureux, c'est c'qu'il a dit.
- Encore une fois Merci. »
Un éclair jaillit alors en moi. Pourquoi Mary serait venu se suicider ici, alors que Fidgeway se trouvent a près de quarante-cinq kilomètres et qu'elle habite a côté de la ligne de chemins de fer ? De plus, elle avait en rendez-vous juste ici le soir de la mort. Plus aucun doute ne subsistait, Mary Mondown avait été assassinée.


JEAN.

# Posté le dimanche 29 juin 2008 07:54

Modifié le dimanche 29 juin 2008 08:15

*** Le Train De 16H22 //// Partie 2 ***

*** Le Train De 16H22 //// Partie 2 ***
J'étais tranquillement chez moi. Je regardais à la télé une de ses séries américaines ou l'histoire est tirée par les cheveux. J'avais fait mon rapport de meurtre a la police mais comme le témoin était inconnu, on ne m'avait pas prie au sérieux. Découragé et sachant qu'aucune justice ne serait faite, cela faisait deux jours que j'était allongé sur mon canapé, un paquet de chips immonde à bouffer. Une fois fini, je le jetais par terre et en prenais un autre. Ma semaine de congé était incroyablement longue. De plus, tout le monde me traitait de fouineur, sois disant que je ne voulait pas laisser la défunte en paix...
Au troisième jours de ma longue période d'ennuie, le téléphone sauna. Je décrochais d'une voix maussade et enrouée.
«  - Monsieur Berwitch, dit une voix largement modifié, Mary Mondown ne sais pas suicidée...
- Qui êtes vous ?
- Peut importe qui je suis, faîtes lumière sur cette affaire...
- C'est vous le témoin inconnu, l'accusais-je.
- Oui, et cela me chagrine qu'on ai tué Mary de cette façon. »
Je sentis des sanglots dans sa voix masquée.
«  - Ce crime ne restera pas impuni, mais je dois connaître votre nom. »
On venait de me raccrochez au nez. Tout espoir n'était finalement pas perdu.
Je m'habillait, mit mes lentilles et partit au domicile de la victime à Fidgeway.
Andrew me donna les clés de l'appartement de la défunte et m'accompagna. La décoration était plutôt sommaire. Nous fouillâmes partout mais ne trouvâmes rien, absolument rien. Sur le chemin du retour, nous parlâmes de l'affaire. Je dis alors à Andrew:
«  - J'ai eu un coup de fil du témoin inconnu. Malheureusement il ne veut toujours pas donner son nom.
- On vient d'acquérir une machine pour trouver les émetteurs lorsqu'un inconnu nous appel.
- Vient, on va chez moi ! »
Nous rentrâmes chez moi et prirent mon téléphone. Nous l'amenèrent au poste de police, prirent l'appel, et bien évidemment, cela ne nous mena à rien. L'appel avait été émis depuis une cabine téléphonique du centre ville Winthercomb.
Winthercomb n'était pas un petit village, mais une ville qui comptait environ dix milles habitants. Autant chercher une aiguille dans un botte de foin ! Je décidais d'aller d'interroger les parents de la victime, peut-être pourraient-ils m'aider au niveau de l'affaire. Je me rendis donc à Maintown, dans une charmante petite rue de la périphérie, les banlieues chic de la ville. La route était parfaitement droite, des arbres la bordaient. La parfaite banlieue Anglaise. Les maisons en brique avec toits noirs se succédaient, toutes identiques. Je m'arrêtais devant l'une d'elle. Le jardin, très fleuri, était fermé par une barrière en bois blanc. Je sonnais. Une femme d'une soixante dizaines d'années m'ouvrit la porte. J'entrais. Elle me conduisit au salon où son mari dormait, le journal sur le ventre, les lunettes sur le nez. Elle me servit du thé et réveilla son mari.
«  - Adolphe !
- Groumm....fit-il.
- Nous avons un invité... »
Il se leva d'une pierre deux coups, remit correctement ses lunettes et posa son journal.
«  - Enchanté Monsieur, Madame Mondown.
- Enchanté Monsieur ?
- Merlon Berwitch, de Scotland Yard.
- C'est a propos de notre fille...enchaîna tristement Monsieur Mondown.
- Ah ! C'est horrible, sanglota sa femme, la tête dans les mains.
- Oui, j'aimerais savoir si votre fille avait un ami avec qu'il envisageait de passer sa vie ?
- Oui, répondit son père, pesant ses mots.
- Et qui était-ce ?
- Un voyou ! vociféra la femme. Il a tué ma fille !
- Vous ne croyez donc pas au suicide ?
- Bien sur que non, enchaîna Monsieur Mondown, elle aimait trop la vie, elle voulait à tout prix avoir un enfant, fonder une famille... »
Je regardais mon alliance, résultats d'un mariage fructueux, annulé au dernier moment.
«  - Et comment était son « petit » ami ?
- Un lascar, un voyou, dit le père pendant que j'allumais une cigarette. Il avait déjà braqué deux banques et écrasé deux enfants en roulant trop vite, et il s'été enfuit sans les aider. Mort assuré.
- Eh oui Adolphe, sanglota sa femme, c'est ce qui plaisait à Mary...
- On n'a pas cessé de la prévenir, Monsieur l'Inspecteur.
- Je comprends, les rassurais-je.
- Cet homme était colérique, orgueilleux...
- Capable d'un meurtre, hein chérie ?
- Oui mon sucre.
- Et avez-vous son nom ? insistais-je.
- Un certain Carlos...je ne sais plus trop quoi, dis Monsieur Mondown.
- Sachez, Monsieur l'Inspecteur, me coupa sa femme, si vous cherchez bien dans vos dossiers, vous le trouverez car c'est un trafiquant de drogue.
- Et il en fait goûter à ma fille.
- Oui, mon sucre, il l'a sûrement drogué et poussé sous le train, songea Adolphe.
- Je vous remercie sincèrement, leur dis-je.
- Elle aurait mieux fait de rester avec cette adjoint à la mairie, je crois...un homme sérieux et pas un poil mauvais.
- Ca aurait sûrement était mieux, avouais-je. »
Madame Mondown me raccompagna à la porte. Je rentrais le soir même chez moi. Je me couchais.

JEAN.

# Posté le dimanche 29 juin 2008 10:49

*** Le Train De 16H22 //// Partie 3 ***

*** Le Train De 16H22 //// Partie 3 ***
Je me réveillé sous un temps de fin du monde. Je m'habillais et aller au commissariat en courant sous la pluie battante. Ca allait encore provoquer des inondations au Sud de la ville, dans les slums. Le Tarms allait encore sortir de son lit. Une journée encore plus que banale se présentait. Je m'assis derrière mon bureaux et allumer une cigarette. J'allumais le poste de télévision. J'avais bien vu. Un journaliste en manteau jaune avec un micro parlait, le Sud de la ville dans son dos « Le Sud de la ville de Winthercomb est ravagé par les violent orages qui ont fait déborder le Tarms. On compte déjà trois portés disparus, deux morts et une douzaine de blessés. » Les inondations avaient toujours été dévastatrices à Winthercomb. Le journaliste continua. «Voici une victime, qui a tout perdu, absolument tous ses biens.
- J'ai tout perdu, sanglotait-il.
- Vous avez au moins la vie sauve.
- Oui mais je perd tellement de chose en ce moment...
- Merci Carlos Venduri... »
Ce nom ne m'était pas inconnu. Une illumination éclaira soudain mon esprit. J'ouvris mon armoire en ou je rangeais tout mes dossier, pris celui de la lettre V et le feuilleté jusqu'à ce que je trouve ce que je cherchais. Il y avait une tache de café dessus. J'écrasais ma cigarette dans mon cendrier et lu le dossier.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Venduri Carlos

Dossier: Dix ans de prisons pour braquages de deux banques de Londres et mort de deux enfants. Non secours à la personne. Trafic de drogue.
Sorti en 2006 pour bonne conduite.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Je venais de retrouver notre témoin inconnu...


JEAN.

# Posté le dimanche 29 juin 2008 15:39